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LE PRIX DE LA LIBERTE

Dans un précédent texte, Liberté ou l’expression de la fidélité à soi-même, je nous interrogeais déjà sur la nécessité d’être fidèle à soi-même pour rester libre.

Et je posais également cette question devenue essentielle dans le contexte sanitaire : Qu’en​ est-il de la Liberté que nous accordons aux autres dans leur différence ?​

De la même façon, je me demande quel crédit on apporte à la mienne aujourd’hui ?

J’ai en effet bien du mal à trouver ma place dans cette France dite démocrate, dans ce pays où les mots Liberté Egalité Fraternité ont si longtemps fait sens dans mon engagement.

Telle l’orpheline qui cherche à retrouver ses racines, je questionne le monde alentour pour trouver réponse et donner du sens à ce chaos indescriptible.

Je me heurte chaque jour à des divergences d’idées, qui loin de m’enrichir comme le suggérait Antoine de St Exupéry, m’appauvrissent et m’attristent.​

Le pass sanitaire imposant et imposé est devenu l’objet de tous les débats, débats qui trop souvent n’en ont que la couleur.

Car la pensée gouvernementale semble être devenue la seule qui vaille. De facto, on est du bon ou du mauvais côté, altruiste ou irresponsable, intelligent ou complotiste, raisonnable ou d’extrême droite…..et chaque jour semble être le témoin de nouveaux adjectifs visant à diviser.​

Le gouvernement sait et décide ce qui est bon pour nous. Ne pas adhérer n’est pas recevable !

Il n’est pas recevable de défendre nos Libertés fondamentales, celle de penser autrement, de dire autrement, de faire autrement à moins d’en payer le prix : exclusion, stigmatisation, punition voire oppression.​ 

Alors quoi ? Se pourrait-il vraiment que rester libre de ses choix nuise à l’autre ? Se pourrait-il que la fidélité à soi-même soit un délit ?

Le sujet n’est pas en effet de savoir qui a tort ou raison, d’un côté comme de l’autre les exemples abondent pour justifier qu’il y a danger à se faire vacciner et danger à ne pas le faire.​

L’enjeu aujourd’hui n’est pas le pass sanitaire intrinsèque mais bien celui du droit à la différence.

Certes mes contradicteurs pourraient m’opposer qu’ils demeurent eux aussi fidèles à eux-mêmes, mais la fidélité dont je parle n’est pas celle du reniement de l’autre, mais bien celle du respect de soi ET de l’autre…

Comme j’eusse souhaité comme je le dis en préambule de mes stages, que nous soyons d’accord de ne pas être d’accord !​

À Gandhi qui disait « qu’une erreur ne devient pas vérité parce que tout le monde y croit », j’ajouterai que c’est dans la marge que les plus belles choses se sont faites !

Aussi, je rejoins aujourd’hui celles et ceux qui manifestent dans la rue pour que nous puissions continuer à débattre, pour que nous puissions affirmer notre singularité, incarnant ainsi la pensée de Georges Bernanos:​ « Tolérer les différences ne suffit pas, il faut les cultiver sans cela nous mettrions fin à l’espèce humaine ».

Je rejoins celles et ceux qui pensent qu’un monde juste ne se construit pas sur le ciment de la peur, mais sur le sol fertile de l’Amour. Et​ il n’y a pas d’Amour sans Liberté ni de Liberté sans Amour.​

Je resterai fidèle à moi-même et à ma conviction, celle de vivre dans un monde où chacun puisse trouver sa place…. en toute liberté !

Marie-Laure Ferrari therapeuthe angouleme developpez-vous.com Favicon